🎉 SOLDES -30 % SUR TOUT AVEC LE CODE : PROMO30🎉

Protection des loutres et fin du commerce de loutres - CITES

La Cinereus Aonyx dit également Loutre cendrée et la Perspicillata Lutragale ou Loutre à pelage lisse ont été mis sur la liste de l’Annexe II et l’Annexe I lors de la 18ème réunion de la Conférence des Parties (COP18) de la Convention du commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui s’est tenue à Genève, en Suisse, en août 2019. La chasse au commerce est considérée comme l’une des principales raisons du déclin des espèces de loutres dans une grande partie de l’Asie et des études récentes ont montré que l’exploitation commerciale des loutres est en hausse dans la région, en violation des lois nationales et des réglementations de la CITES. L’émergence du commerce illégal des loutres en tant qu’animaux de compagnie en Asie est devenue une source majeure de préoccupation. En tant que tel, cette liste offre une protection supplémentaire indispensable pour les loutres en particulier la loutre cendrée qui, plus que toute autre espèce de loutre, est très recherchée pour le commerce des animaux de compagnie. Nous dirigeons-nous vers une fin du commerce illégal des loutres cendrées et une protection de l'espèce plus importante grâce à la CITES? 

protection des loutres cendrées

La fin de la commercialisation des loutres grâce à l'Annexe I de la CITES

L’annexe I interdit tout commerce commercial international dans les populations sauvages de ces deux espèces. Étant dit en déclin, les populations sauvages des deux espèces étant en déclin dans leur aire de répartition, on s’attend à ce qu’une réglementation plus stricte du commerce enraye le déclin. Une réglementation plus stricte devrait également conduire à un examen plus minutieux par les organismes d’application de la loi et au renforcement des lois protégeant ces deux espèces. Nous nous tournons vers l’Indonésie et le Japon, deux pays qui sont des acteurs majeurs dans le commerce des espèces de loutres.

Actuellement, la loutre cendrée n’est pas protégée en Indonésie, où ils sont récoltés à l’état sauvage avec peu ou pas de réglementation. L’Indonésie est considérée comme une source clé de l’espèce dans le commerce, alimentant la demande au niveau national et international. Le Japon, un pays qui n’a pas d’espèces indigènes de loutres, a récemment émergé comme l’un des plus grands consommateurs de loutres pour animaux de compagnie, avec de nombreux incidents mettant en évidence la contrebande de loutres d’Indonésie et de Thaïlande au Japon. Jusqu’à présent, les lois nationales du Japon n’avaient pas de dispositions pour l’application de la loi contre les commerçants qui importent illégalement et commercent des espèces non indigènes une fois dans le pays, à l’exception des espèces inscrites à l’Annexe I de la CITES. Par conséquent, cette liste permet d’agir contre les commerçants de loutres au Japon. Et de façon encourageante, à la suite de la mise en liste, le Japon a également déclaré qu’il apporterait des modifications à sa législation nationale pour restreindre le commerce intérieur des loutres à partir de novembre 2019.

Une liste de l’annexe I de la CITES signifie également que tout commerce international de ces deux espèces de loutres devra être de deuxième génération et que les centres d’élevage commerciaux doivent être certifiés et enregistrés auprès des autorités nationales de la CITES et du Secrétariat de la CITES. En théorie, cela devrait impliquer un examen plus minutieux des permis délivrés aux loutres dans les pays exportateurs et importateurs afin de s’assurer qu’elles sont obtenues à partir d’installations certifiées d’élevage en captivité.

Ce qui met en lumière une fois de plus la question des fausses opérations d’élevage en captivité. Récemment, des rapports anecdotiques faisant état d’installations de reproduction en captivité de loutres commerciales en Indonésie ont émergé, mais ces allégations n’ont pas pu être vérifiées. C’est une source de préoccupation, car l’Indonésie a des antécédents de blanchiment d’animaux capturés à l’état sauvage par le biais d’installations dites de reproduction en captivité. En tant que tel, un examen plus minutieux des activités de reproduction des captifs est justifié.

Une organisation de conservation et de recherche : Monitor a permis de fournir des données fondées sur des données probantes à ce processus avec ses publications liées à la loutre et d’avoir joué un rôle dans la catalysation d’une meilleure protection internationale pour ces espèces et la réglementation du commerce. Soutenir la mise en œuvre efficace de ces règlements internationaux est le prochain défi de cette organisation.

Convention du commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES)  

Avec 183 Parties, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) demeure l’un des outils les plus puissants au monde pour la conservation de la faune par la réglementation du commerce. Des milliers d’espèces sont commercialisées à l’échelle internationale et utilisées par les gens dans leur vie quotidienne pour la nourriture, les soins de santé, le logement, les souvenirs touristiques, les cosmétiques ou la mode. La CITES réglemente le commerce international de plus de 35 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris leurs produits et dérivés, afin d’assurer leur survie à l’état sauvage avec des avantages pour les moyens de subsistance des populations locales et de l’environnement mondial. Le système de permis de la CITES vise à faire en sorte que le commerce international des espèces inscrites soit durable, légal et traçable. La CITES a été signée à Washington D.C. le 3 mars 1973 et est entrée en vigueur le 1er juillet 1975.

cites